Stéphane Belzère


Fils de Jürg Krieinbülh et de Suzanne Lopata, est né en 1963 à Argenteuil. D'abord élevé par ses grands-parents paternels à Bâle, Stéphane revient vivre auprès de ses parents en 1968 à Cormeilles-en- Parisis. Après des études aux Beaux-Arts de Paris (1990), il fait son service militaire à Berlin. Très tôt il réadapte les thématiques de son père à son propre usage.

Cependant, pour se différencier de lui, il doit adopter le nom de
sa grand-mère maternelle. Il vit à Paris où il occupe un grand atelier. Si Stéphane Belzère n'est pas totalement inconnu dans la région, particulièrement dans l'Aveyron pour y avoir exposé
plusieurs fois et surtout créé les vitraux de la cathédrale Notre Dame de l'Assomption de Rodez, on ignore que son environnement familial a été capital dans son choix d'être artiste peintre. Stéphane Belzère a profité des savoirs techniques de son père, pour acquérir très jeune une maîtrise picturale infaillible.

Marqué par les thématiques paternelles, il n'hésite pas à les ressaisir comme un héritage culturel qu'il a la volonté d'explorer à nouveau afin d'y rechercher une écriture personnelle et ses propres obsessions. Immense travailleur, l'artiste développe des ensembles impressionnants de peintures réalistes sur les thèmes des modèles en plâtres délaissés dans les caves de l'école des Beaux-Arts, des aliments en conserve dans des bocaux, puis des sujets anatomiques dans les récipients en verre du muséum.

De 1995 à 2013, dans l'atelier de Berlin qu'il occupe une partie de l'année, il réalise une série de plus de 700 autoportraits, peints le soir à partir de son reflet sur la vitre de sa fenêtre. De 1994 à 2005, il revient à Muséum d'Histoire naturelle pour peindre à son tour dans les salles, et plus spécifiquement, les ensembles de «pièces molles» conservées dans du formol dans des tubes et récipients de verre de la section d'anatomie animalière. Dernièrement une grande exposition lui a été
consacrée au musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg.